OREN GUZIEK DUTE GIZONA KOLPATZEN AZKENEKOAK DU HOBIRAT EGORTZEN
En français, cela signifie :
Toutes les heures blessent l’homme, la dernière l’envoie au tombeau
Je n’ai pu m’empêcher de saisir cette maxime inscrite sur le fronton de l’Eglise de SARE au Pays Basque avec une traduction qui ressemble étrangement au célèbre « Carpe Diem » de l’Antiquité Romaine, rappelant la fuite du temps et la fragilité de la vie humaine, comme toutes les vanités qui parsèment notre vie tout autant qu’elles la consument.
Cette horloge est une véritable icône à Sare.
Elle rappelle aux habitants et aux visiteurs que chaque moment est précieux. Le contraste entre la beauté du village et la dureté de ce message est très caractéristique de la spiritualité basque traditionnelle.

On ne peut que saisir à la fois l’humour et tout le sérieux de cette affiche, en étroite correspondance avec l’inscription citée plus haut, là où l’horloge parle de la fin inéluctable, cette affiche invite à une démarche active de son vivant.
La chute de l’affiche, « De temps en temps, pourrais-tu revenir par toi-même ici », est un appel à la pratique volontaire, sans ostentation mais avec humilité et sincérité.
Elle souligne le fait que l’église ne souhaite pas être uniquement un lieu de « passage obligé » pour les rites sociaux, mais un espace de visite personnelle, de calme ou de recueillement choisi le tout, avec une église en perspective placée au centre du village manifestant de fait toute son importance pour trois moments importants d’une vie dans ses dimensions essentielles, à savoir:
Le Baptême : L’entrée dans la communauté (décision des parents)
Le Mariage : L’engagement de la vie adulte (décision du couple)
Les Funérailles : Le dernier adieu (geste de la famille)
A méditer !

