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Le symbole doré que l’on voit sur le devant de l’autel (le tombeau de l’autel) de l’église de Sare est un monogramme complexe, typique de l’art baroque, qui combine plusieurs éléments sacrés.

L’ensemble forme un motif symétrique qui ressemble presque à une grille ou à un sceau.

Ce style de monogramme « entrelacé » était très en vogue au XVIIe et XVIIIe siècles. Il servait à la fois de décoration luxueuse (dorure à la feuille) et d’affirmation doctrinale : tout ce qui se passe sur cet autel est dédié à la gloire du Christ.

Il s’agit d’une superposition stylisée où se lit au premier rang le monogramme IHS, symbole le plus courant sur les autels catholiques. Ce sont les trois premières lettres du nom de Jésus en grec (IHΣ).

Avec le temps, la tradition latine lui a donné d’autres significations comme « Iesus Hominum Salvator » (Jésus Sauveur des Hommes).

Sur cette version, le H est très reconnaissable au centre, croisé par d’autres lignes. La barre verticale du H est prolongée vers le haut pour former une croix. C’est un rappel direct du sacrifice du Christ, ce qui est particulièrement approprié sur un autel, lieu où l’on célèbre l’Eucharistie.

Si l’on regard ensuite attentivement les courbes entrelacées, on voit le S (à gauche, en bas) qui s’enroule autour du H. le M est ensuite suggéré dans ces monogrammes entrelacés pour représenter Marie.

Car dans les églises basques, il est fréquent de voir les noms de Jésus et de Maris liés ensemble sur le même emblème pour souligner leur union, à la fois physique en termes d’incarnation mais surtout d’un point de vue mystique.

Mais ce qui est nettement plus intéressant, c’est de vous en livrer une lecture ésotérique, en vous dévoilant une partie de la géométrie sacrée avec son « Carré Long », vieille tradition maçonnique qui a parcouru le temps depuis de multiples générations.

Car ce monogramme s’inscrit dans un rectangle doré qui suit des proportions proches du nombre d’or (1,618).

En ésotérisme, le H central n’est pas qu’un simple lettre, c’est une échelle ou un portail, qui s’ouvre en perspective de l’Echelle de Jacob dans l’Ancien Testament.

Les deux barres verticales représentent la dualité, le masculin et le féminin, ou les deux colonnes Jakin et Boaz du Temple Maçonnique. Tandis que la barre horizontale est le point d’équilibre, le « passage » entre deux mondes, terrestre et céleste.

SERPENT DE SAGESSE

Le S qui serpente autour du motif évoque le mouvement sinusoïdal de l’énergie tellurique (la Kundalini dans d’autres traditions ou le serpent d’airain), avec ce fameux serpent trop souvent diabolisé à tort, « Serpent de Sagesse » qui parcourt le monde avec son réseau géobiologique telles les Veines du Dragon dans la tradition chinoise.

On peut y voir le légendaire Ouroboros avec sa forme entrelacée qui suggère l’infini avec son cycle éternel de vie selon la célèbre formule de Lavoisier: « rien de se perd, rien de se crée, tout se transforme ».

Ce que l’ont peut voir (rarement) dans certaines églises avec des statues de la Vierge Marie foulant à ses pieds un serpent qui parcourt le globe terrestre parsemé d’étoiles (le Ciel) et qui matérialise ainsi ces énergies que nos anciens ne connaissaient que trop bien.

D’ailleurs la Vierge ne foule pas à ses pieds le Serpent de Sagesse mais le maîtrise en utilisant sa force, tel Saint Michel qui ne tue pas le Dragon, tel que l’on nous l’enseigne mais lui aussi maîtrise la Force (voir la carte du Tarot qui lui correspond).

Les autels érigés par les traditions antiques païennes, elles-mêmes ayant hérité de civilisations beaucoup plus anciennes, ont été construits à l’endroit précis où ces sources d’énergies étaient les plus puissantes et se conjuguaient en quelque sorte sur des croisements précis amplifiant les effets.

La nouvelle église catholique n’a pas manqué d’édifier aux mêmes endroits leurs propres lieux de cultes, se substituant à ceux qui les avaient précédés pour perpétuer à travers des rituels différents ce qui ressort du même fond et pour les mêmes effets.

Pour en revenir à l’autel de l’église de Sare, on peut résumer ainsi:

La Croix supérieure : Le monde des idées, l’Esprit pur.

Le Corps central (le H et le M) : Le monde de l’âme et du cœur, l’intercession (Marie/Le Féminin sacré).

La Base ancrée : Le monde matériel. L’ésotériste y voit une représentation de l’Homme Cosmique, l’Adam primordial dont les centres énergétiques sont alignés pour permettre la transmutation spirituelle.

Sur le plan vibratoire, ce type de monogramme est conçu comme un « sigil » (sceau magique) dont la complexité est destinée à fixer l’attention, mais aussi à protéger ce lieu sacré contre les influences néfastes en concentrant l’énergie des prières des fidèles vers un point focal qui agit comme un transformateur d’énergie pour les rituels qui s’y déroulent.

Un public plus averti pourrait y voir une étrange correspondance avec la célèbre Arche d’Alliance.

D’où la différence fondamentale entre l’Eglise de Pierre (Exotérique) et l’Eglise de Jean (Esotérique), dont le fidèle voit les noms de Jésus et de Marie, alors que l’Initié voit et ressent à travers ce schéma énergétique complexe, la circulation de la vie divine à travers la matière et l’équilibre des forces polaires en a

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