Cette photo prise dans le cimetière de Irissarry, représente une stèle discoïdale, monument funéraire emblématique du patrimoine culturel et historique du Pays basque.
La stèle discoïdale se compose traditionnellement d’un disque circulaire (la tête) posé sur un socle trapézoïdal. Cette forme est très ancienne et préchrétienne, bien qu’elle ait été intégrée aux rites funéraires catholiques par la suite.
Elle symbolise souvent la course du soleil et le cycle de la vie.
Le motif gravé au centre est la Lauburu (ou croix basque). Ses quatre branches en forme de virgules ont plusieurs interprétations : les éléments feu, terre, air et l’eau; le cycle naturel de la rotation des saisons ou le mouvement du soleil qui y est étroitement lié.
Elle est considérée comme un symbole de vie et un porte-bonheur qui protège contre le mal.
L’inscription gravée en lettres d’or sur le pourtour du disque désigne l’appartenance de la stèle avec l’inscription « Familia » qui signifie famille et l’inscription « Puyundueiko » qui est probablement le nom de la maison ou de la lignée familiale, car dans la tradition basque, les stèles n’appartenaient pas à un individu précis, mais à la maison (etxea).
Les défunts n’étaient pas identifiés par leur nom de famille civil, mais par le nom de la maison dont ils étaient issus.
Si ces stèles datent parfois du Moyen Âge, elles ont connu un renouveau à partir du XVIIe siècle.
Aujourd’hui, on les retrouve encore fréquemment dans les cimetières des villages basques (comme à Ainhoa ou Sare), servant de trait d’union entre les ancêtres, la demeure familiale et la terre.
Sur le plan ésotérique, la Lauburu (croix basque) dépasse sa simple fonction décorative pour devenir un puissant symbole de dynamisme cosmique et d’équilibre. Contrairement à la croix chrétienne statique, la Lauburu est une « croix vivante » en rotation.
Le mot Lauburu vient du basque lau (quatre) et buru (tête). Dans l’ésotérisme, le chiffre 4 représente la manifestation du monde matériel. Les quatre branches symbolisent :
- Les éléments : Le Feu, l’Air, l’Eau et la Terre.
- Les états de l’homme : Le physique, le mental, l’émotionnel et le spirituel.
- Les forces de la nature : Les quatre saisons et les quatre points cardinaux.
Le sens des virgules est crucial dans les croyances occultes et populaires :
- Rotation vers la droite (sens horaire) : Elle symbolise la Vie, la création, l’énergie positive et la course du soleil qui apporte la lumière. C’est un symbole de bienveillance et de protection.
- Rotation vers la gauche (sens anti-horaire) : Elle est historiquement associée au monde des morts, au repos éternel ou au passage vers l’au-delà. On la retrouve d’ailleurs plus fréquemment sur les stèles funéraires anciennes.
Bien que ses origines soient débattues, la Lauburu est souvent considérée comme un symbole solaire celto-atlantique.
- Elle représente le mouvement perpétuel des astres.
- Ses branches courbes suggèrent un mouvement de vortex, symbolisant l’énergie qui émane d’un centre unique (le divin ou le néant) pour créer la matière.
Dans la culture ésotérique basque, la Lauburu agit comme un bouclier spirituel.
- Elle était traditionnellement gravée sur les linteaux des portes des maisons (Etxe) pour empêcher les mauvais esprits ou les forces négatives d’entrer.
- Elle est censée harmoniser les énergies d’un lieu en faisant « circuler » les fluides stagnants grâce à sa forme d’hélice.
Certains courants ésotériques y voient une représentation de Mari (la déesse mère) et de ses forces. Le centre de la croix serait le point d’équilibre entre les forces telluriques (venant de la terre) et les forces célestes, faisant de celui qui la porte ou l’utilise un intermédiaire entre ces deux mondes.
A ce sujet et pour ce qui m’appartient, personne de met en avant la symbolique que je vois personnellement à travers mes voyances, à savoir que ces stèles discoïdales représentent à mes yeux un serrure de porte, une serrure qui permet d’ouvrir l’outre-monde avec la porte qui symbolise le passage d’un état à un autre.
Ne manquez pas de visiter sa magnifique église d’Irissarry avec son retable flamboyant


