Skip to content Skip to footer

LA ROULOTTE AUX ORACLES stationne à proximité immédiate du Sanctuaire de verdure, situé à Dégagnazès sur la commune de Peyrilles, lieu extraordinaire et magique.

Niché au cœur de la forêt de la Bouriane, ce site est souvent décrit comme une véritable « cathédrale végétale » en plein air. Il s’agit d’un lieu de recueillement, de calme et de contemplation très apprécié pour son atmosphère de sérénité hors du temps.

Ce secteur boisé est intimement lié à un ancien monastère/prieuré fondé au XIIIe siècle (en 1235) par les moines de l’Ordre de Grandmont dont il ne reste malheureusement que des ruines.

Aménagé et restauré en tant que sanctuaire marial par des bénévoles passionnés, ce sanctuaire est souvent associé à Notre-Dame du Pesquié a été entièrement pensé comme un hommage à l’apparition mariale de Lourdes.

Ces sanctuaires disséminés aux quatre coins de la France sont les échos discrets et fidèles de la roche de Massabielle.

Comme le rappelle le panneau du site, le Sanctuaire de Verdure du Dégagnazès est ainsi classé comme la 760ème réplique de la grotte de Lourdes depuis les apparitions de 1858.

Partout dans l’Hexagone, des centaines de déclinaisons témoignent d’un même élan de foi populaire et d’enracinement local.

Contrairement aux églises qui enferment le sacré, cette statue porte la spiritualité à l’extérieur, à la portée de tous les promeneurs et randonneurs.

Elle invite au recueillement, à la paix intérieure et à la contemplation au milieu des arbres, prolongeant ainsi la tradition des ermites et des moines contemplatifs.

La statue en bois de ce moine en prière est dressée directement sur la souche massive d’un arbre abattu, créant une fusion entre l’œuvre sculptée et le végétal.

Vêtu de l’habit monastique, le personnage sculpté s’intègre naturellement dans le décor boisé du site, invitant les promeneurs à la sérénité et au recueillement en plein air.

Tel Spinoza le Prince des philosophes qui nous chuchotait: « Dieu est la Nature, la Nature est Dieu ».

Pour ce que j’ai pu ressentir en tant que médium, c’est toute l’attention que j’ai portée pour cette source vive, abritée au creux d’un édicule de pierre sèche aux allures de source sacrée ou de grotte de pèlerinage, ce qui m’a m’inspiré une profonde résonance spirituelle.

Cette eau qui coule en permanence insuffle une vie organique à l’ensemble du sanctuaire. Elle est comme le pouls invisible de la forêt, une présence continue qui rompt le silence sans jamais le troubler.

En écho à la grotte de Massabielle, cette eau vive matérialise la pureté et le renouveau. Elle invite à la halte, à se pencher sur le miroir du bassin pour y déposer, le temps d’un instant, le poids du monde extérieur.

Dans cette pénombre boisée, la posture hiératique mais douce de la Vierge, son regard empreint de compassion et le chapelet suspendu à son poignet abolissent la distance.

Elle n’est plus une simple copie figée, mais une présence bienveillante qui accueille les pas du promeneur égaré pour lui offrir un havre de paix hors du monde.

Incrustée au creux de la pierre calcaire, figée dans la roche brute, cette silhouette immaculée insuffle l’âme et la vérité intime du lieu.

La statue vêtue de blanc et ceinte de la fameuse écharpe bleue recrée avec une saisissante fidélité l’apparition de Massabielle.

Puissiez-vous saisir avec la même grâce poétique que je ressens pour l’alchimie secrète de ce sanctuaire, où la création tout entière semble s’accorder pour porter la prière.

Véritable tableau vivant où tous les éléments se répondent et s’entrelacent dans le même élan.

Une stèle de pierre dresse son aplat brut et lumineux, ancrée solidement dans la terre parmi les galets et le feuillage d’automne. De l’autre, la vie végétale déploie sa puissance avec cette liane robuste et sinueuse qui enlace la pierre

Juché au sommet de son bois, le Christ en croix domine cet écrin naturel.

Cette liane qui serpente et s’étire au-delà du cadre suggère le temps long, la persistance du vivant et le cheminement de l’âme.

Au moment de quitter ce sanctuaire de verdure, le ciel semble m’offrir une dernière bénédiction.

Ce soleil dardant ses rayons à travers les branches n’est pas seulement un simple effet de lumière ; il devient le foyer vivant, le cœur incandescent de la forêt.

C’est l’image du « Christ solaire », cette lumière incréée qui irradie la matière, réchauffe les ombres et pénètre l’épaisseur des bois.

Capter cet instant au moment de m’éloigner ressemble à un viatique, une dernière empreinte lumineuse emportée en soi.

Cette percée solaire à travers la ramure agit comme une promesse : le silence du sanctuaire, la paix de la source et la force de cette lumière intérieure qui continueront d’accompagner chacun de mes pas, bien au-delà de la lisière des arbres et ce pour l’éternité.

Close