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Trop souvent malheureusement, par rapport à la doxa officielle de l’Église Catholique Romaine qui a mystifié les fondements mêmes de traditions ancestrales, l’Archange Saint Michel ne tue pas le Dragon mais le terrasse.

Tel ce bas-relief, quand l’action est figée dans un équilibre subtil : l’archange Saint Michel (ou parfois Saint Georges dans un contexte similaire, bien qu’ici les ailes désignent clairement l’entité céleste) celui-ci terrassela bête, en la dominant pour la maintenir au sol, mais la lance ne transperce pas le dragon pour lui donner la mort.

Cette nuance est fondamentale dans l’iconographie sacrée et l’hermétisme.

Le dragon (ou le serpent selon, voir mon précédent article sur la Vouivre) représente les forces primordiales, le chaos, les passions inférieures ou la matière brute.

L’archange ne cherche pas à annihiler cette force, mais à la dompter, à la soumettre à la volonté supérieure et à l’esprit à travers la verticalité de la lance qui en est le vecteur.

En alchimie, le dragon est souvent le symbole de la « materia prima ».

Le tuer reviendrait à détruire la base même du grand œuvre.

Le terrasser par contre, c’est fixer le volatil, maîtriser l’énergie brute pour entamer sa purification

Le dragon reste vivant sous le pied de l’ange parce que le combat entre l’ombre et la lumière est une dynamique constante.

La bête est contenue, canalisée par le vecteur de la lance qui relie le ciel (le haut du sceptre) à la terre. Le mouvement en volute de la queue du dragon au sol évoque d’ailleurs une énergie tellurique prête à être redressée, plutôt qu’un monstre agonisant.

C’est le triomphe de la mesure et de l’ordre sur le chaos informe, selon le célèbre adage « Ordo ab Chaos », ce que l’on doit mettre en ordre pour participer à l’harmonie de l’Univers en se plaçant soi-même sur les mêmes longueurs d’onde qui nous permettent de résonner à l’identique sur l’Univers dont nous sommes d’un point de vue holographique la partie du Tout ou le Tout de la partie.

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