J’ai pu profiter ce matin au cours de ma promenade de cette magnifique composition visuelle où le paysage vallonné du Quercy Blanc se lit à travers ce cadre artistique installé près de la mairie de Roquecor, souvent surnommé affectueusement la « télé » par les habitants.
On pourrait parler en effet d’une « capture d’écran » propice à la contemplation et à la rêverie, un panorama matinal que j’ai voulu immortaliser avec les douces ondulations du Pays de Serres, baignées par les brumes légères de l’aurore.
En plaçant ce grand cadre métallique sur l’esplanade de l’ancien château, Roquecor a transformé sa nature en œuvre d’art vivante où chaque heure du jour y peint une toile mouvante, que le soleil à travers sa course change sur ses variations, nous offrant un tableau perpétuel qui se transmet de génération en génération.
Mais ce qui me frappe surtout, c’est le silence.
Un silence absolu, lourd de promesses.
Seul le bruissement des feuilles portées par une légère brise et le chant discret d’un oiseau matinal viennent troubler cette quiétude.
Je suis ici, seul, face à cette beauté brute, cette nature indomptée qui semble me tendre les bras.
Ce n’est pas une simple œuvre d’art que je contemple, c’est une invitation au voyage, à l’introspection, à la communion avec un paysage qui semble m’avoir attendu depuis toujours.
C’est le matin d’un autre monde, et j’ai le privilège d’en être l’unique témoin.
Si nous sommes loin des églises, abbayes, cimetières pour les articles que j’ai pour habitude de partager sur ce blog, je n’ai pu m’empêcher de mettre en valeur ce tableau idyllique pour mieux en rapprocher la symbolique sinon la mystique profonde, quand on retrouve exactement la même paix intérieure que celle qui habite les nefs fraîches des vieilles églises.
Le temps semble y suspendre son vol, invitant à un voyage spirituel loin de l’agitation du monde, au cœur de nous-mêmes pour ce qui nous appartient vraiment, dans la simplicité et le dénuement total qui nous fond dans le grand Tout.

