Le vitrail principal qui a tout de suite attiré mon attention dans cet édifice sacré est cette magnifique rosace avec ses immenses pétales déployées dans la lumière éthérée d’un ciel flamboyant à l’aube d’un ciel déclinant.
Autant la rose d’Amour que l’œil de « l’oculus » qui emportent mon cœur vers les derniers vestiges de ces fameux Troubadours véhiculant la « langue des Oiseaux » pour conquérir l’âme de ces Dames triomphantes.
Authentique joyau de lumière et de couleurs qui ne se dévoile pas dans l’immédiat, car en entrant dans l’église le fidèle ou le simple curieux qui se hasarde en ces lieux regarde vers le chœur qui l’absorbe dans sa déambulation sans voir ce qui lui appartient vraiment.
Paradoxe qui ne doit rien au hasard car tous les édifices sacrés sont orientés d’Est en Ouest ne l’oublions pas, et lorsque l’impétrant rentre dans une église il meurt à lui-même en quelque sorte, puisque l’Occident veut dire en latin «occidere » d’où le terme « occire » pour donner la mort.
Cela a un rapport avec la symbolique hermétique de l’alchimiste, car ce qui figure derrière nous, nous pousse tout autant qu’il illumine notre chemin situé devant, en projetant très souvent au sol notre ombre qui reflète une part de notre inconscient que nous ignorons.

Le profane que nous sommes ne saurait regarder la Lumière Divine en face, faute de quoi il serait aveuglé, source de la Gnose qui nous ramène à l’Arche d’Alliance, mais il reçoit son énergie qui le dirige vers le chœur, cœur du mystère pour l’ accomplissement de Soi dans l’instant sublime qui nous consume à travers le Feu de la Lumière qui nous inonde de sa Joie.
En entrant dans l’église, on pénètre dans la « terre » la matière brute, pierre de l’édifice et le fait de ne pas voir la rosace en entrant nous oblige à une sorte d’introspection, puisque nous venons dans ce lieu pour y chercher le réconfort et la vérité pour les convictions respectives qui nous animent.

