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Sur cette statue que j’ai prise en photo dans une église romane du Lot et qui reprend les caractéristiques de la Vierge de la Médaille Miraculeuse ou de l’Immaculée Conception, la Vierge est debout sur une demi-sphère d’un bleu céleste parsemé d’étoiles d’or. Le serpent qu’elle foule aux pieds représente par rapport au dogme catholique le démon, le principe du mal, du péché et de la tentation, définitivement vaincu par la pureté de Marie.

Le globe sous ses pieds symbolise le monde (la Terre) ou le cosmos sur lequel s’exerce cette victoire spirituelle.

Mais d’un point de vue ésotérique et pour l’initié que je suis, dans les anciennes traditions traditionnelles et celtiques, le serpent (ou la Vouivre) n’est pas du tout une figure maléfique. Il est la personnification des forces de la Terre, des courants magnétiques et telluriques qui parcourent le sous-sol, souvent liés aux veines d’eau souterraines. Ces courants sont porteurs de vie, de fertilité et d’énergie brute.

Le globe bleu étoilé représente ici le plan céleste (le Cosmos, les énergies cosmiques). La Vierge se tient à l’exact point de rencontre entre le Ciel (dont elle capte les influences) et la Terre. Dans cette perspective, Marie ne cherche pas à « détruire » une force diabolique, mais plutôt à canaliser, maîtriser et harmoniser l’énergie tellurique (la Vouivre). Le serpent est stabilisé sous son pied.

Tout comme les anciens druides ou les bâtisseurs de cathédrales utilisaient des menhirs ou des autels pour fixer et pacifier les courants trop denses de la Terre, la Vierge joue ici le rôle de régulatrice. Elle transmute l’énergie brute, sauvage et purement chtonienne (souterraine) de la Vouivre pour la mettre en harmonie avec les forces spirituelles et célestes.

Par ailleurs, j’aimerais faire un parallèle étroit avec l’Archange Saint Michel qui ne tue pas le Dragon mais le terrasse pour mieux le maîtriser, exactement sur le même plan symbolique et géobiologique, me rapportant aussi à la Lame du Tarot avec La Force.

Sur cette Lame, on voit une femme couronnée (souvent d’un chapeau représentant le symbole de l’infini) qui écarte ou maintient ouverte la gueule d’un lion. Ce qui est remarquable, c’est l’expression de son visage : elle agit sans aucun effort apparent, sans armure et sans violence. Ses mains touchent l’animal avec une douceur ferme. Elle ne cherche pas à tuer le lion, mais à dompter sa puissance.

Le lion représente la force animale, les instincts primaires, les passions, le feu intérieur et, par extension, les énergies chtoniennes ou telluriques (l’équivalent solaire du serpent/la Vouivre). C’est la puissance brute de la nature.

La femme représente la dimension spirituelle, l’intelligence du cœur, la douceur et la discipline intérieure. Tout comme la Vierge qui canalise le serpent sous son pied sans l’écraser, la dame de La Force montre la victoire de l’esprit sur la matière par le biais de la transmutation. Elle n’étouffe pas l’énergie du lion (qui lui est nécessaire) ; elle la maîtrise pour la canaliser et la mettre au service d’une œuvre supérieure.

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