Le Pays Basque possède une densité exceptionnelle de monuments mégalithiques, comme ceux d’Okabe ou d’Ilaririta. Ces « pierres levées » ne sont pas de simples blocs mais représentent la délimitation du sacré, une sorte d’ancrage entre le ciel et la terre, le ciel qui nous illumine et la terre qui nous porte.

Le traitement du vide est tout aussi important entre ces grandes stèles, une fenêtre ouverte sur le paysage que l’on contemple, avec la matière brute de la roche, ici un grès clair aux strates marquées comme autant de souffrances qui sont le témoin de chacune de nos vies.
On peut aussi y voir la symbolique de la « Porte » (Ataria) qui, dans la mythologie basque, manifeste le passage et le seuil entre le plein et le vide, le passé et le futur ou l’union entre deux vallées, toutes les manifestations de la dualité qui s’affrontent tout autant qu’elles se complètent.
Ces pierres rappellent également les « muga » (bornes frontalières ou limites de propriétés) qui jalonnent les montagnes basques depuis des siècles pour séparer les zones de pâturage.
Dresser de telles pierres, c’est aussi affirmer une présence humaine respectueuse au milieu des éléments que l’homme a su apprivoiser mais qui sauront toujours s’imposer à son détriment pour peu qu’il ne respecte pas la Na

